Dans le Guillestrois et le Queyras, les villages de montagne donnent parfois le sentiment d’avoir atteint un bout du monde. La route suit la Durance, s’engage dans les gorges du Guil, puis gagne des vallées où les maisons se serrent autour d’une église, d’une fontaine ou d’un four communal. Le temps paraît ralentir, mais la vie, elle, reste bien présente.
Dans le département des Hautes-Alpes, le Queyras et ses villages Saint-Véran, Molines-en-Queyras, Ceillac, Arvieux, Aiguilles, Abriès-Ristolas et Château-Ville-Vieille racontent une longue adaptation à l’altitude. Les fustes de bois, les cadrans solaires et les toits résistants aux hivers témoignent d’un patrimoine montagnard encore habité. À Saint-Véran, l’un des plus hauts villages d’Europe, la lumière accroche les façades tandis que les sommets ferment doucement l’horizon.
Les villages du Guillestrois suivent les reliefs de la vallée de la Durance. Guillestre garde l’animation d’un bourg de montagne. Eygliers, Réotier, Saint-Crépin et Saint-Clément-sur-Durance vivent entre vergers, forêts et falaises. À Mont-Dauphin village fortifié actif et commerçant dont les fortifications Vauban sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, dominent les vallées comme une sentinelle de pierre.
Ce bout du monde n’est pas un territoire immobile. Les saisons rythment le travail, les rencontres, les marchés et les fêtes. L’hiver rapproche les habitants autour de la neige ; l’été ouvre les chemins vers les alpages. Dans chaque village du Guillestrois et du Queyras se dessine une manière singulière d’habiter la montagne, entre mémoire, paysages et vie quotidienne.



























