Bivouac Mont Viso Fabrice AmorosBivouac Mont Viso Fabrice Amoros
©Bivouac Mont Viso Fabrice Amoros

Mon premier bivouac

Ecouter la nature

Le bivouac c’est le vrai câlin avec la montagne. Celui qu’on fait avant de s’endormir, la caresse de la lune, la berceuse rauque d’un gentil chevreuil et, pourquoi pas, le fascinant chant d’un loup ? C’est aussi celui du réveil dans la rosée aux rayons de l’aube, du café dans le duvet, du torrent glacé pour se débarbouiller. Le câlin du bivouac, c’est le cœur qui bat à l’unisson de la nature, le retour d’un doux sentiment de minuscule dans l’immense, de paix au-dessus des vallées, celui des gestes mesurés pour se faire discret.

Bref, c’est un truc à essayer.

Une immense bouffée d’oxygène

Bivouaquer, pour une toute première nuit, c’est s’offrir une autre montagne. Dans une prairie alpine du Queyras ou un mélézin du Guillestrois, monter sa tente au coucher du soleil, c’est l’opportunité de repartir matin d’où on est arrivé la veille. Improviser le lieux de son sommeil, augmenter son rayon d’action, changer de vallée… Une immense bouffée d’oxygène, de liberté. En même temps ça se prépare. Que tes nuits sous les étoiles ne se transforment pas en nuits blanches.

Un kaléidoscope de sensations

Un si simple retour aux sources…

Ça paraît si simple. Une tente, un duvet, un réchaud, une gamelle et  »En avant Guingamp » ! Te trouver un endroit plat, voilà, pas trop loin, ni trop près d’un court d’eau. Elargis le regard, ça aide à penser à tes hôtes, les animaux sauvages… Ne pas déranger, on est dans leur salon. On va les entendre, peut-être même les voir !

Houlà, tu sens cette chute de température quand le soleil bascule derrière l’horizon ? Tout à l’heure, on transpirait et là on sort joyeusement bonnets et doudounes.

Allé, après un bon gueuleton, on file dans les duvets. Ça fait comme une chaleur qui te chauffe le ventre. La qualité du silence. Tout s’est apaisé. Seul l’air semble vibrer, au loin le torrent bourdonne. Le sommeil te gagne et le lendemain, tu te réveilles en te demandant mais « pourquoi on l’avait pas fait avant ?! ».

Limitation du bivouac
Réserve naturelle nationale du Mon Viso

Dans la réserve, du 1 juillet au 30 août, et afin de préserver la faune sauvage, la flore et les habitats naturels, la pratique du bivouac est tolérée uniquement sur l’aire délimitée de bivouac du refuge du Viso.

Les emplacements de bivouac étant limités à 15, la réservation d’un emplacement est obligatoire auprès d’Anselme, le gardien du refuge du Viso.