© Bandeau Mont Viso ©f.amoros

L'Italie à portée de jambes

A toi la Dolce Vita !

De temps immémoriaux, en Queyras via de multiples cols et en Guillestrois via le Montgenèvre, s’exerce une simple vérité : nos plus proches voisins, ce sont les Italiens. Alors que ce soit à pied ou à vélo, en auto ou à cheval… A nous la dolce vita transalpine !

Queyrassins et Italiens

Une histoire d’entraide et d’échanges

Dans ces hautes vallées âprement gardées par les Combes du Guil, le point de sortie le plus proche a toujours été l’Italie.

Sur 45 km de frontière que partage le pays avec ses amis transalpins, ce sont pas moins de cinq vallées desservies pour une diversité culturelle inouïe. Juge plutôt. Raide col des Thures menant à l’immense val Susa, col de Valpréveyre porte d’entrée du val Germanasca, discret col d’Urine ou facile col Lacroix plongeant sur le val Pellice, col de la Traversette et son étonnant tunnel desservant l’importantissimo val Po, col Valante source du Guil ou col Agnel second plus haut passage routier de France basculant sur le val Varaita… Ouf ! Voilà quelques-unes des multiples voies d’échange offertes aux populations queyrassines et piémontaises.

Ces va-et-vient millénaires ont imprimé les patois. Demande à un basan (habitant d’Arvieux) où il a ramassé ses champignons, il te répondra l’accent chantant et le sourire mystérieux « par-là, à travers » rappelant le « attraverso » italien. Pour dire « c’est compris », un molinard dira « ça va », rappelant le bien connu « va bene » transalpin.

« Guillestre, rejoint une à deux fois par an pour les foires, c’était « toute une histoire ». Alors que « passer les cols, ma foi, on savait bien faire » ! »

Antoinette Meissimilly, Une des Escoyères
Le Guillestrois

Un carrefour commercial

Perchée sur son plateau, aux portes du massif du Queyras, le village est « hors le Guil », en latin « Guil-extra », en occitan « Guil-estra ».

Du plateau, tu saisiras rapidement la place stratégique qu’elle occupe : cap vers le Col de Vars pour l’Ubaye qui fut piémontaise. 180 degrés pour faire face à la vallée de la Durance. Le plateau se conjugue à la confluence entre le Guil et la Durance.

Guillestre occupait la place parfaite d’un carrefour commercial pour s’échanger les saveurs provençales, italiennes mais aussi du nord Dauphiné. Les Italiens y venaient en nombre pour négocier le bétail.

La foire de la Saint-Luc à la mi-octobre où l’on pare les rues d’étals, témoigne toujours de ce capital bien vivant et signe souvent à sa fin, la fermeture du Col Agnel pour l’hiver.

Les foires agricoles

Commerce, partage et rencontres franco-italiennes !

Les foires automnales de la Saint-Luc à Guillestre, de la Saint-Mathieu à Château Ville-Vieille ou de la Saint-Michel à Ceillac ont été, sont et resteront de grandes fêtes agricoles « da non perdere » (à ne pas manquer). Elles marquent, aujourd’hui encore, le début des transhumances d’hiver. Artisans italiens et maquignons du pays guillestrin y commercent ovins et bovins descendus des alpages, étoffes et produits du terroir.

Pures émotions

passer à l'action

L’Italie des Queyrassins, c’est d’abord une Italie qui se déguste à la godasse. Quand la nebbia (littéralement « le brouillard ») s’installe sur les crêtes, pendant ton Tour du Viso, ce n’est pas parce que nos amis transalpins font tous cuire les pâtes en même temps. C’est un phénomène météo local synonyme de beau temps, contrairement au retour d’Est qui lui n’est pas à prendre à la légère. Pas de quoi t’empêcher d’aller visiter ces vallées vaudoises notamment par le sentier des Huguenots !

Joue, expérimente et vis le territoire !

Je suis Plouf, un Sarvanot des montagnes et j’ai très envie de jouer avec toi. Tu me suis ? Je t’emmènerais à la découverte de nos vallées. Un voyage à travers la nature, le sport, la culture ainsi que l’histoire et les légendes de chez nous et nos voisins italiens.

Traverser

Par le premier tunnel transalpin

Le premier tunnel transalpin de l’Histoire se trouve au-dessus de Ristolas, sous le col de La Traversette. Il a été percé en 1480 sur ordre de Ludovico II, marquis de Saluces – en Italie – pour faciliter son approvisionnement en sel de Provence, denrée indispensable pour l’alimentation et la conservation des aliments. Les muletiers évitaient ainsi le passage périlleux du col et du sentier bordé de précipices côté italien. Il est l’un de nombreux passage entre France et Italie.

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